Ambiances nocturnes, traînées d'étoiles ou planètes en plan rapproché... Photographier le ciel offre des images à grand spectacle, avec un minimum de préparation. Quelques conseils pour profiter de la voûte céleste.
Maîtriser la composition et le temps de pose
L'été est la période idéale pour profiter de ciels clairs et sans nuages. Les nuits douces des week-ends à la campagne ou en montagne offrent le cadre idéal à l'observation et à la prise de vue. Pour réussir de belles images de ciels : fuyez la ville, ses lumières et sa pollution ; privilégiez l'air pur, les grands espaces et les nuits étoilées.
Réfléchissez à l'avance aux photos que vous souhaitez réaliser. Une bonne préparation consiste à établir des croquis de vos futures photos.

Pour une planète ou une constellation, le recours à une carte du ciel s'impose aux connaisseurs, ainsi qu'un matériel ad hoc (lire : Avec ou sans télescope).
Les non-spécialistes opteront pour des photos privilégiant l'ambiance de nuit. Par exemple : choisir un premier plan (monument, château, arbres, colline...) et saisir une "pluie" d'étoiles en arrière-plan. Autre idée : des personnages intégrés dans le cadre, à condition de les éclairer par une bougie ou un feu de camp.
Deux règles sont essentielles pour les photos de nuit :
1. placer son appareil sur un trépied, pour éviter des flous dus au mouvement ;
2. utiliser un long temps de pose pour capter l'ambiance nocturne. Vu la faible lumière, celui-ci peut prendre de plusieurs minutes à plus d'une heure !

La fonction dite "pose B" sert à garder l'obturateur de votre appareil ouvert (en sélectionnant le mode de priorité à la vitesse). A vous de déterminer le temps de pose adapté en fonction de ce que vous désirez obtenir : plusieurs minutes pour capter les traînées lumineuses des étoiles ; plusieurs heures pour enregistrer la rotation du ciel et le mouvement circulaire des étoiles.
Avec ou sans télescope : quel équipement choisir ?
Tout type d'appareil peut réussir des photos de ciel, à condition d'autoriser les longs temps de pose.
Avec un boîtier dépourvu de la pose B l'exposition sera limitée à quelques dizaines de secondes. Ce qui s'avère un peu juste pour photographier planètes et étoiles, mais permet de capter des ambiances nocturnes étonnantes.
Avec un reflex, la gamme de possibilités est beaucoup plus large. On peut en effet l'associer à un télescope performant et ainsi bénéficier du fort coefficient d'agrandissement pour se rapprocher des astres les moins lumineux.

Relier son appareil à un télescope ouvre le champ de l'astrophotographie. Pour cela, vous avez besoin d'un adaptateur spécifique qui fixe l'appareil photo à l'oculaire du télescope ou de la lunette. Ces adaptateurs sont en général constitués de deux parties détachables : un tube allonge et une bague d'adaptation dite "bague T".
Un téléobjectif de 200 mm f2.8 permet de réaliser de très belles images, sans télescope. En réglant votre appareil sur une sensibilité fine (100 à 200 ISO), avec une grande ouverture (f.2.8 à f.4) vous pouvez enregistrer des poses de plusieurs secondes.

Au-delà, l'astuce consiste à recadrer régulièrement votre sujet pour suivre son déplacement pendant la pose (exemple typique de la lune qui se déplace plus vite qu'on ne croît !) ; sans oublier l'utilisation d'une télécommande ou d'un déclencheur souple pour éviter tout "bougé".