Maîtriser la lumière en fonction de l'heure du jour, de la source d'éclairage et de son orientation est indispensable pour obtenir des clichés de qualité.
La lumière : histoire d'ondes
La lumière constitue la "matière première" de la photographie. Elle est composée des ondes électromagnétiques, visibles par l'œil, s'échelonnant de l'infrarouge à l'ultraviolet et se mesurant en nanomètres (nm).

Les ondes électromagnétiques, reflétées par un sujet ou le traversant, atteignent la rétine et sont transmises au cerveau. C'est ce dernier, qui tel un interprète, décrypte les informations. Le spectre des couleurs que nous percevons résulte donc d'une analyse. Les techniques photographiques ne sont "que" la reproduction de ce phénomène complexe !

Le saviez-vous ? Les animaux voient les couleurs d'une manière différente de la nôtre. Par exemple les abeilles perçoivent l'ultraviolet (que nous ne voyons pas), ainsi que le jaune et le bleu, mais pas le rouge. Pour elles un coquelicot est… noir !
A chaque couleur, sa température
Au fil des heures de la journée (mais aussi en fonction de la météo), la lumière naturelle varie. Elle se teinte de dominantes bleutées à midi pour virer vers le jaune orange au crépuscule. Pour caractériser ces dominantes, on parle de température de la couleur.
A noter : La température de la couleur s'exprime en degrés Kelvin (°K). La température de la lumière du jour est de 5 400 °K.
De même, certains types d'éclairage artificiel, comme la lumière au tungstène ou la lampe à décharge, utilisés par les professionnels, présentent des dominantes orangées ou bleutées. Ils interviennent le plus souvent en complément d'une lumière blanche, naturelle ou non, pour corriger sa température. Le photographe intervient ainsi sur les couleurs de l'image finale, avant même de réaliser son cliché. Sur certains appareils numériques, des filtres permettent d'obtenir un résultat identique.

Au centre, une image prise en lumière naturelle.
A gauche, une image prise avec un filtre "refroidissant" (type lumière fluorescente ou lampe à décharge)
A droite, une image prise avec un filtre "réchauffant" (type lumière au tungstène)
Ainsi, chaque type d'éclairage possède son amplitude de couleurs qui influe sur le résultat général d'une prise de vue, en modifiant la perception des couleurs réelles.
La balance des blancs, automatique sur la plupart des appareils numériques, permet de compenser les dominantes, et de s'approcher au mieux de la lumière naturelle.
La qualité de la lumière : l'association de plusieurs composantes
La lumière incidente atteint directement l'objet photographié. Elle est dure et engendre un fort contraste. La lumière réfléchie, quant à elle, est renvoyée vers l'objet photographié après avoir rencontré un obstacle (un réflecteur ou un mur). Elle adoucit les contrastes.
Une image de qualité découle de la juste combinaison entre ces 2 types de lumières, associée à une orientation correcte par rapport à la source lumineuse.
Ainsi, par exemple, il est préférable :

A gauche, le soleil de midi accentue l'ombre autour des yeux du sujet.
A droite, la photo est prise en début de soirée. L'éclairage latéral restitue correctement la structure des visages et l'ambiance est plus douce.