Saisir le geste sportif, réaliser un reportage sur une compétition, faire un portrait d'athlète... Pour réussir ses photos, quelle que soit la discipline sportive, une préparation minutieuse s'impose, ainsi qu'une bonne condition... physique.
Equipement et préparation
En matière de photo sportive, les reflex numériques et les bridges ont l'avantage . Stables, dotés de viseur fiables (privilégier le plus large champ de vision), ils peuvent surtout être équipés de téléobjectifs puissants et lumineux.
Choisir un 200 mm au minimum, en privilégiant l'ouverture maximale, ou un zoom 80-200/2,8 mm. Selon les disciplines, les focales utilisées par les professionnels vont du 200 mm (sports collectifs en intérieur) au 600 mm (Formule 1), en passant par le 400 mm (football). En complément, un monopode se révèle indispensable pour photographier longtemps sans trembler !

Pour les photos d'ambiance (portraits, close-up) un zoom transtandard et un flash seront utiles, si possible associés à un second boîtier (ce qui évite les risques dus aux changements d'optiques dans l'action !).
Varier les angles, figer l'action
Les meilleures photos de sport sont le plus souvent réussies grâce à un placement original par rapport à l’action. Regardez attentivement les images à la une de « L’Equipe » ou des journaux spécialisés : les photographes recherchent l’endroit – dans un stade, sur une route cycliste ou sur un rallye par exemple -, qui va leur permettre de réaliser une vue en plongée, en contre-plongée, ou avec un avant-plan saisissant.
Figer l’action, contrairement à ce que l’on pense, ne consiste pas à sélectionner une vitesse ultra-rapide. Le 8000e de seconde est très peu utilisé, et ne sert en fait qu’à jouer avec le diaphragme.

La grande majorité des photos de sport est « shootée » entre le 1/250e et le 1/1000e de seconde. Pour progresser, concentrez-vous sur votre discipline de prédilection – voile, concours hippique ou sport collectif -, et variez les cadrages : actions en plans serrés, avec l’arrière-plan flou (diaphragme à 2.8), portraits, photos d’ambiance…
A vous d’essayer, et de trouver ce qui vous plaît : une photo traitée sur le mode graphique, un gros plan au 1/1000e de sec, ou un joli « filé » (accompagner le mouvement avec une vitesse d’obturation peu élevée).
Longues focales mode d'emploi
La qualité de mise au point – automatique ou manuelle -, se révèle essentielle. Sur les longues focales ou les zooms actuels, ne pas hésiter à se fier à l’autofocus, mais en retouchant à la main. Les photos les plus difficiles à réaliser : lorsque le sportif arrive de face, car cela nécessite à la fois un recadrage et une mise au point précise.

N’hésitez pas à pousser la sensibilité de votre boîtier jusqu’à 800 iso et plus pour profiter d’une vitesse d’obturation élevée. Ce qui compte avant tout, c’est de réussir des photos nettes où se lisent le geste, l’effort et la concentration du sportif.