Il va à l'essentiel, offre des images épurées, avec de beaux contrastes de lumière. Le noir et blanc, c'est le retour aux fondamentaux de la photo, grâce au mélange des techniques de l'argentique et du numérique. Conseils à suivre...
Retour aux sources
Le noir et blanc évoque une autre époque. Celle de l'invention de la photographie et des procédés chimiques permettant de développer et de tirer des épreuves papier.
La photo a changé de technologie, mais la magie du noir et blanc demeure.
Tout autant que l'argentique, le numérique offre de larges possibilités de traitement noir et blanc, de la prise de vue à la retouche et à l'impression jet d'encre.
Quand vous photographiez, votre vision est naturellement en couleur, à travers le viseur de votre appareil. Toute l'astuce, et l'intérêt, consiste à imaginer l'image en noir et blanc, et notamment à isoler des éléments pour mieux faire ressortir des textures et des formes.

Cela ne va pas de soi, il faut s'entraîner à cette vision particulière, et étudier de près les grands photographes. Les Doisneau, Brassaï, Cartier-Bresson, pour ne parler que de ces formidables inspirateurs.
Certains boîtiers APN actuels proposent un mode noir et blanc sommaire : amusant pour se donner le goût du noir et blanc, mais insuffisant si on veut soigner ses photos.
Pour réussir des images avec des nuances de noir, de blanc et de gris, le paramètre essentiel, quel que soit l'appareil utilisé, c'est le contraste.
En post-production, au moment d'enlever la couleur obtenue à la prise de vue, les contrastes de lumière restent. Et en noir et blanc, tout est possible : soit jouer des contrastes forts, comme si on utilisait un filtre jaune ou orangé ; soit jouer la finesse des gammes de gris... A vous de voir !

Méthodes numériques
Disons le tout net : le numérique exige autant d'essais que le tirage en labo "à l'ancienne". Seuls les outils changent... Quels sont-ils ?

Votre logiciel de post-production va servir à simuler les filtres argentiques jaune ou orangé, utilisés en noir et blanc. Le principe est d'enlever, ou d'ajouter, du rouge, du vert ou du bleu (les trois couleurs primaires) et de les mélanger pour obtenir les fameux contrastes.
Dès qu'on obtient une image monochrome satisfaisante, on peut alors rehausser ou réduire l'intensité lumineuse.

De nombreux logiciels possèdent un mode dédié au passage en noir et blanc. Mais pour travailler plus finement, une fonction s'impose : le mélangeur de couches dans Photoshop. Il permet en effet de "désaturer" une image couleur sans la dénaturer.
Une photo couleur se transforme ainsi, en offrant des niveaux de gris naturels. Le mode d'emploi :
Il est également possible, dans un second temps, d'ajouter du grain dans l'image, par le mode de bruit numérique.
Les labos photos professionnels offrent de bons résultats en tirages noir et blanc d'après JPEG. Mais le plaisir du labo noir et blanc peut se retrouver à la maison !
Grâce aux imprimantes à jet d'encre qui acceptent les cartouches de gris, vous pouvez obtenir de beaux tirages contrastés et fins de vos fichiers noir et blanc.