Comme en argentique, la post-production numérique nécessite un équipement spécifique et une organisation précise pour « développer », traiter et conserver des photos.
L'équipement de base
Nul besoin d’une pièce sombre et d’une arrivée d’eau pour monter son labo numérique ! Un plan de travail suffit, avec un éclairage doux et sans contre-jour. Hormis votre ordinateur, le grand écran est l’équipement de base, de 20 pouces au minimum. Les photographes professionnels apprécient d’utiliser deux, voire même trois écrans : cela leur permet notamment de travailler avec deux logiciels en même temps.
En revanche, il est essentiel de régler cet ou ces écrans, grâce à une sonde de calibrage, qui se pose sur l’écran pour mesure luminance et chrominance.

Au chapitre logiciel, deux fonctions s’imposent :
Plusieurs logiciels de dernière génération regroupent l’ensemble des tâches et sont capables à la fois de trier, d’archiver et de retravailler ses photos : Lightroom ou Aperture. Plus complexes à prendre en main, ils offrent des fonctions inédites comme par exemple celle de « table lumineuse virtuelle », qui permet de comparer plusieurs photos à; l’écran.
Pour gérer au mieux votre labo numérique, n’oubliez pas de vous équiper de disques durs conséquents (les systèmes è sauvegarde automatique sont recommandés, ou un système de disques dit en miroir de façon à limiter les risques de perte de fichiers).
Optimiser son « workflow »
Vous l'avez compris : le workflow, c'est l'organisation du flux de post-production, dès que les cartes mémoires sont déchargées sur l'ordinateur. L'analogie avec l'argentique est évidente puisqu'il s'agit de développer, de retoucher et de conserver ses fichiers et les tirages.

La post-production comprend quatre étapes essentielles pour le traitement et la conservation des clichés numériques : le tri, la retouche, l'impression et l'archivage.