La photo sous-marine a un côté magique. Sous l'eau, la technique de prise de vue ne s'improvise pas. Elle requiert un matériel adapté, une bonne condition physique et de nombreux essais. Explications.
Préparer son matériel et sa plongée
Il se résume au choix suivant : un boîtier spécialisé argentique, des caissons destinés à protéger les appareils photo (argentiques ou numériques) de la pression des profondeurs ou des pochettes étanches destinées plutôt aux appareils compacts.
Aujourd'hui, de nombreux modèles de caissons sont conçus pour les boîtiers numériques actuels, compacts, reflex ou même bridge. Chers et rarement compatibles avec plusieurs appareils, ils n'en demeurent pas moins LA solution pour réaliser des photos sous-marines dignes de ce nom.
Néanmoins, il est tout à fait possible de prendre de belles photos avec un boîtier glissé dans une pochette étanche... à condition de ne pas dépasser les 2-3 m de profondeur.

Le flash intégré d'un appareil compact peut être utilisé en faible profondeur. Au-delà de 2-3 m, sa puissance n'est en général pas suffisante pour éclairer une scène c'est pourquoi les flashes spéciaux sous-marins ou les caissons spécifiques pour flashes classiques sont à privilégier.
En mode TTL (l'appareil photo mesurant la puissance du flash), vous pouvez éclairer parfaitement un sujet au premier plan.
En mode manuel, sous-exposer l'éclair du flash est utile pour intégrer la lumière ambiante et rendre un arrière-plan visible. Autre condition essentielle : placer le flash sur un bras articulé pour pouvoir décaler l'éclair de l'axe de prise de vue.
Les modes de prise de vue programme ou tout-auto permettent de se familiariser avec la prise de vue sous-marine. De nombreux paramètres doivent en effet être intégrés :

• être proche de son sujet, du fait de l'effet de grossissement sous l'eau ;
• maîtriser la visée et les phénomènes de diffraction des rayons lumineux ;
• renforcer les couleurs grâce au flash.
Une fois ces notions maîtrisées, vous pourrez passer en manuel et tester différents modes d'éclairage par rapports à vos cadrages.
Une large gamme de prises de vue
Selon les conditions de prise de vue (visibilité, courant, lumière) vous allez privilégier tel ou tel type de photo : gros plan, cadre moyen, photo d'ambiance, macro...
La règle de base consiste à s'approcher au plus près de la faune et de la flore marine. Un grand-angle (15 mm en argentique, 12 mm et en dessous en numérique) offre ainsi les possibilités de cadrages les plus larges et surtout, une grande profondeur de champ.

Il est possible, voire même recommandé, d'utiliser un objectif macro ou des bagues allonges. Celles-ci permettent de s'approcher au plus près, avec un rapport d'agrandissement intéressant pour photographier coraux ou anémones de mer par exemple.
Attention : le flash est obligatoire pour pouvoir utiliser une ouverture élevée (f16 à f22) et obtenir une profondeur de champ correcte. Un second flash déporté est même recommandé pour déboucher les ombres.
Le grand intérêt et le plaisir, de la photo subaquatique, est de mettre en valeur les formes et les couleurs de la faune et la flore.

Mieux vaut être plongeur pour bien savoir se placer : associer le bleu de la surface ou des fonds marins, laisser entrer des rais de lumière dans l'objectif et faire jaillir les couleurs. Grâce au(x) flash(es) et à la diffraction de l'eau, celles-ci peuvent être magnifiées. Le grand bleu peut se transformer en aquarium magique, véritable studio photo sous-marin.