L'argentique fait figure de parent pauvre de la photographie. Pourtant le film 24 X 36 autorise une approche plus personnelle de la prise de vue, et des possibilités créatives inédites.
Une autre approche de la photo
Photographier en argentique n'est pas synonyme de régression. De nombreux photographes, jeunes et moins jeunes, continuent d'utiliser les deux supports. Car l'un comme l'autre possèdent leurs qualités propres, et complémentaires.
En premier lieu, l'argentique oblige à ne déclencher qu'à bon escient. Alors que le numérique incite à multiplier les photos, voire de "mitrailler" pour obtenir une bonne image, l'approche argentique est plus réfléchie, avec la nécessité de choisir le film correspondant à son sujet. Noir et blanc ou couleur, papier ou inversible, haute ou basse sensibilité...
Allier par exemple en reportage la définition d'une Velvia 50 et d'une optique lumineuse reste une expérience étonnante. Même si l'approvisionnement peut se révéler difficile pour certains films, le choix reste vaste.

L'appareil photo est l'outil au service du regard du photographe. En argentique, vous avez la possibilité de tester de nombreux boîtiers aux formats et aux possibilités différentes, et d'élargir ainsi votre palette de prises de vues.
Connaissez-vous les appareils à télémètre, capables de photographier sans bruit et quasiment au jugé ? Ou le sténopé, cet ancêtre de la photo sans réglages et au rendu si particulier ? L'argentique offre de (re)découvrir ces supports originaux, et d'élargir ses connaissances.
Car à force de se poser de multiples questions avant de déclencher, on finit par acquérir un savoir faire et une connaissance pratique des couleurs, des contrastes, des lumières, des perspectives...Ce qui favorise plus que le numérique la personnalisation de son style. Bon pour le savoir-faire, l'argentique encourage également l'imagination.

Ce que seul l'argentique offre

