Depuis quelques années, les photos « vue du ciel » se multiplient dans la presse. Quelles techniques utiliser pour réaliser ces prises de vues spectaculaires ? Et comment s'en inspirer ?

La photo aérienne date des débuts de la photographique. Nadar réalisa cette première en 1858, à bord d’un ballon captif. Plus près de nous, c’est Yann Arthus-Bertrand et sa « Terre vue du ciel » qui a donné une superbe illustration des possibilités du genre. A regarder de près ces clichés, on voit que les meilleurs sont pris à basse altitude, en se situant en oblique par rapport au paysage. Tous types d’appareils photo peuvent être utilisés, à condition de disposer d’un mode de priorité à la vitesse. Il faut en effet sélectionner une vitesse élevée (1/250e et au-dessus) pour éviter tout bougé.

Avion, hélicoptère, montgolfière, parapente, modèles réduits… Tous les aéronefs peuvent être utilisés. Le paramètre essentiel consiste à bien se placer, avec le soleil rasant de dos, dans un ciel sans nuages. Certains photographes utilisent aujourd’hui des paramoteurs qui leur offrent des plans rapprochés à basse vitesse. A tester pour les casse-cou ?!
Simple à réaliser et efficace : la photo depuis un avion de ligne qui se prépare à atterrir. Comment mettre toutes les chances de son côté ? En se plaçant près d’un hublot éloigné des ailes et en profitant des changements de cap. Avec un compact ou un reflex, passer en mode de priorité à la vitesse et multiplier les essais à différentes valeurs d’obturation. Un objectif à stabilisateur optique limite les bougés et les photos floues.

Pour obtenir les meilleurs résultats, les téléobjectifs lumineux sont recommandés, ils permettent de composer plus facilement son cadre. Plus délicat à utiliser, le grand-angle est décevant sur ce type de prise de vue. Les professionnels privilégient également des systèmes de stabilisateurs sophistiqués et des appareils embarqués sur des modèles réduits télécommandés.