Directeur de l'agence Hémis, Bertrand Gardel se passionne pour les photos prises en paramoteur. Une nouvelle vision de la photo aérienne.
Après une première vie à travailler comme guide, Bertrand Gardel apprend la photo qu'il associe au voyage et à la découverte de lieux et de cultures.
Plusieurs tours du monde suivent, et des milliers de photos déposées à l'agence Hémis, qu'il dirige aujourd'hui, proposées en presse et en édition.
Puis, "le besoin d'une nouvelle approche s'est fait sentir". Objectif : la photo aérienne, mais pas à bord d'un avion ou d'un hélicoptère. Pour photographier en toute liberté, c'est le paramoteur - une aile légère équipée d'un petit moteur -, qui lui apparaît comme l'outil rêvé.
"L'aile tient dans le coffre d'une voiture, et permet de voler à faible altitude et à basse vitesse". Révélation.
Commandes dans une main, boîtier numérique chaussé d'un 24-70 mm dans l'autre Bertrand Gardel apprend à gérer en même temps conditions de vol et de prises de vue.
En début ou en fin de journée, quand la météo est bonne, il ne lui faut pas plus d'un quart d'heure pour s'envoler. Entre 50 et 100 m d'altitude et parfois moins, il met à profit les belles lumières rasantes.
"Une photo prise à basse altitude est très parlante. Il y a une forte plus-value au niveau du sens et du contenu. Ces photos aériennes passent fréquemment en ouverture et en double page des magazines."
Le photographe/pilote revisite ainsi ses lieux de prédilection : les côtes de Bretagne ou les sites Maya au Mexique. A la recherche de sensations aériennes traduites en images...